L’EFSA  (L’Autorité européenne de sécurité des aliments) a publié son troisième rapport annuel sur les résidus de pesticides que nous rencontrons dans les aliments.  Ce rapport est construit à partir des rapports fournis par les Etats membres.

Bio-non bio : Générations Futures  présente les chiffres concernant les aliments issus de l’agriculture biologiques indépendamment de ceux concernant les aliments issus de l’agriculture intensive.

Les contaminations de fruits et légumes bio sont extrêmement rares : seuls 2% des échantillons bios analysés par la France contenaient des traces de pesticides, sans que jamais les Limites Maximales en Résidus (LMR) ne soient dépassées (ces rares traces peuvent être dues à des contaminations croisées ou à des pratiques inadaptées). Les contrôles sévères pratiqués en agriculture bio portent donc leurs fruits.  En moyenne, les consommateurs ont plus de 18 fois plus de risque de trouver un résidu de pesticide dans un aliment issus de l’agriculture intensive que dans un aliment bio !

 

Trop de multi-résidus : Le pourcentage d’échantillons contenant plusieurs résidus est inquiétant. Ce sont ainsi plus de 25% des échantillons au niveau communautaire (16% en France) qui contiennent plusieurs résidus (de 2 à 26 dans un même échantillon).

 

 Parmi les fruits et légumes analysés en Europe, raisins-copie-2.jpg

 

c’est le raisin de table qui apparait le plus fréquemment contaminé par des résidus de pesticides :

 

plus de 75% des échantillons contenant des résidus de pesticides. 58% des échantillons contenaient même plusieurs résidus, de 2 jusqu’à 23 résidus différents !

 

 

 «Il faut noter que le nombre total d’échantillons analysés a encore diminué cette année pour la France par rapport à 2008 (4953 contre 5063 en 2008). Il avait déjà diminué lors de la campagne d’analyse 2008 ! Cela ne va pas dans le sens d’une meilleure surveillance de la contamination de notre alimentation par les résidus de pesticides» regrette François Veillerette, porte parole de Générations Futures.


 

"HORS DE QUESTION !"

 

S'est écrié Pierre Izard, président du conseil général de Haute Garonne lors de la réunion cantonale de programmation de la voierie début novembre à Verfeil. echang.jpg

 

Nous avons bien entendu que P. Izard ne voulait absolument pas céder la déviation de Verfeil, reliant l'autoroute d'Albi à verfeil, payée sur fonds publics (donc par nous, les contribuables !) à toute entreprise privée qui construirait l'autoroute Toulouse Castres.

 

 

Nous restons vigilants sur la suite du projet. Lire dans la DDM.


Le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (rnv3p) a publié le 4 octobre son rapport scientifique . Il dresse un bilan des données recueillies depuis sa création. Il est a noté que les familles de pathologies les plus souvent rapportées sont  les tumeurs. Ces données sont intéressantes parce qu’on constate ensuite dans le rapport que les responsables « mettent en relief une association entre les tumeurs et le secteur Agriculture et pêche. Dans ce secteur, les tumeurs représentent 12 % des pathologies en relation avec le travail selon le rnv3p, dont les 2/3 (64%) sont associes à une exposition professionnelle aux pesticides ». De même, le rnv3p met en exergue des phénomènes émergents avec des relations entre des pathologies et des activités ou expositions particulières. Sur le site de l’ANSES (1) on peut lire que les cas de lymphomes et leucémies en milieu agricole font partis de ces phénomènes.

 

«Ces éléments nous montrent qu’il y a bien lieu de focaliser notre attention sur certaines expositions (pesticides), de certaines populations (utilisateurs) et la survenue de certaines pathologies (certains cancers). Ce qu’Agrican aujourd’hui ne fait pas. » commente François Veillerette, porte parole de Générations Futures. « Nous constatons que ces données ne font que confirmer les éléments que nous collectons depuis des années sur ces risques sanitaires accrus liés à l’exposition aux pesticides. Il est maintenant plus que temps de prendre des mesures de réduction de l’usage des pesticides et de bannir tous ceux suspectés d’être cancérigènes. Il s’agit là d’une question majeure de santé publique.» conclut-il.

 

1) Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

 



 

    Les Fèves du Lauragais est unSEL (Système d’Echange Local) fonctionnant dans le Lauragais,  entre Toulouse et Revel. fevesdul.jpg

 

    À travers les échanges de biens, de services et de savoirs, effectués en dehors du cadre monétaire Euro, l’objectif est de créer du lien social et de prendre conscience de la dimension humaine existant derrière chaque échange.

    Privilégier un simple moyen de mesurer des échanges et non une monnaie spéculative constituant une fin en soi, c’est choisir des valeurs éthiques et sociales différentes :

  • Préférer la coopération à la compétition
  • Donner plus d’importance à l’être qu’à l’avoir
  • Choisir que le lien soit plus important que le bien
  • Valoriser la compétence non reconnue par la société mercantile.

 

    feves-copie-1.jpg Les échanges se font de gré à gré, par l'intermédiaire d'une unité locale de compte : la Fève.

 

    Celle ci est basée sur le temps passé, le travail effectué, la valeur d'usage et non la valeur marchande. Une heure de service, quel qu’il soit – jardinage, cours d’anglais, initiation à la bureautique, ... –   équivaut à une heure de n’importe quel autre service – apprentissage du tricot, conseils diététiques, coup de main pour le bricolage …

 

 

    Vous êtes intéressé ?

    Contacter Eric ou Monique au 05 62 18 95 15, ou Sophie au 06 76 49 41 44,

    ou bien encore aller voir notre site : sel-fevesdulauragais.org

 


 

   Dans « la lettre d’info Eurocentre » (pôle logistique de l’Europe du sud), les deux éditorialistes, M. Martin Malvy (président de la région Midi-Pyrénées) et M. Pierre Izard (président du conseil général de la Haute Garonne) présentent le pôle économique Eurocentre comme un maillon essentiel du transport de fret local, national et européen. euroc-1-copie-1.jpg

 

Nous apprenons que la Région se félicite des initiatives des entreprises implantées sur le site qui n’ont de  cesse de se préoccuper du développement durable et de la préservation de l’environnement .


Des exemples visibles sont donnés : la production d’électricité solaire à partir de centrales voltaïques en toiture ou bien la connexion de certains terrains aux voies ferrées existantes.

 

Mais il n’est pas dit :

  • Ce que représente la part de ces réalisations alternatives concernant l’énergie dans le coût global énergétique du pôle ?
  • Ce que représente la part du service ferroviaire de fret dans l’ensemble des flux de transport qui se développent et qui vont se développer ?

    Cette lettre d’information a même une rubrique intitulée : « Il leur faut du fer … »

    Toutes les entreprises s’appuient ou vont s’appuyer sur le transport routier. Le train est cependant évoqué (à l’instar de BTV qui traite 140000 véhicules chaque année, dont un tiers sont réceptionnées par train ! où passent les deux autres tiers ?

… C’est le cas de le dire : « un train peut en cacher des convois de camions … »

    Le président Malvy essaie de nous convaincre en "invoquant" le développement durable ou la préservation de l’environnement. Nous ne sommes pas dupes et nous resterons vigilants : Le « greenwashing » est de mise surtout dans les mois qui viennent, nous en sommes persuadés.

 

Nous ne voulons pas de ce type de développement économique qui multiplie encore les nuisances routières. euroc-2-copie-1.jpg À l’évidence les signes se multiplient qui ne sont pas de bon augure pour la préservation de l’environnement

  • « Le Conseil général étudie la réalisation d’un pont sur la Garonne qui permettra une liaison rapide aéroport de toulouse-Blagnac et Eurocentre » (http://www.eurocentre.fr)
  • A quand le contournement autoroutier de Toulouse vers l’Espagne qui s’appuierait sur le futur autoroute Castres-Toulouse ?
  • Si le port de Barcelone a fait l’acquisition de 20 ha de terrain à Eurocentre  c’est parce que le port catalan entend constituer un « hub logistique » pour redistribuer les marchandises en provenance notamment de l’Asie.

Et voici que Pierre Izard et Martin Malvy accueillent Sixte Cambra le nouveau président du port de Barcelone sur le centre Eurocentre ce 13 octobre.

Gageons que ce n’est pas pour freiner les constructions de liaisons autoroutières qui vont rayonner d’Eurocentre !

A nous d’ouvrir une rubrique que nous connaissons tous depuis longtemps : « … Il faut battre le fer tant qu’il est chaud ! »

                           Nos luttes pour la préservation de l’environnement en Lauragais continuent plus que jamais ! Nos représentants dans les collectivités territoriales doivent nous rendre compte de ces contradictions.


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