L'ADVS s'adresse aux responsables de la voirie et aux élus. (mairies de -Caraman, Tarabel, Sègreville, Maureville, Caragoudes, Cambiac, Lauzerville, Préserville, Sainte-Foy d'Aigrefeuille, Quint-Fonsegrives ; aux instances du Conseil Général suivant : Secteur Routier Villefranche de Lauragais, Conseillers Agricoles Bouisset et Bruno (pour Caraman) et Berthier (conseillère pour Caraman/Lanta) ainsi qu'à la Communauté des communes Coeur Lauragais.
Aux responsables de la voirie
Aux Maires des communes concernées
Aux agriculteurs et à tous ceux qui travaillent la terre
Madame, Monsieur,
Consécutivement à un grand orage le 8 octobre 2009 au soir, nous avons constaté les effets de l’érosion dans la vallée de la Saune, et ce n’est malheureusement pas la première fois, notamment une grande coulée de boue au niveau du croisement des routes D 18 et D 11 dans la commune de Caragoudes
Cette coulée, gênant fortement la circulation, est actuellement en voie de résorption, les services techniques de la voirie y travaillent depuis plusieurs jours. Pour l’instant, ne restent plus que certains fossés complètement bouchés par la boue et un mince film sur la chaussée qui, si de nouvelles pluies arrivent, risquent de transformer cet endroit de la route en patinoire.
Au croisement cité, nous constatons que, malgré un enrochement et quelques arbres conservés sur le talus, le champ au-dessus de la route, notamment dans le virage vers Caraman, a été cultivé dans le sens de la pente jusqu’à l’extrême limite du possible sans qu’il y ait de bande enherbée ou de haie.
Nous estimons que, aujourd’hui, tous les propriétaires de terrains et les agriculteurs sont au courant des techniques propres à éviter ce genre de débordement, et ceci non seulement dans leur propre intérêt pour empêcher l’érosion de leur terre, mais aussi dans celui du contribuable qui se voit obligé de payer pour la réparation des dégâts sur la chaussée et le curage des fossés par la voirie.
La mise en place de deux cultures différentes sur les trop grandes longueurs de versant, de bandes enherbées et la plantation de haies et d’arbres par les agriculteurs sont des techniques susceptibles de limiter ces phénomènes d’érosion, comme le montrent les aménagements effectués par d’autres riverains de la D18 près du lac d’Aigrefeuille ou, plus à l’intérieur des terres, au village de Beauville.
A notre regret, l’application de ces techniques reste encore trop restreinte et les conséquences sont actuellement à nouveau visibles.
Alors, où en sommes-nous très concrètement des incitations auprès des agriculteurs pour éviter ce gâchis réitéré en appliquant des techniques de culture appropriées ?
Où en sommes nous de la gestion des talus (le propriétaire ou le contribuable via les services des collectivités locales ), de la responsabilisation de tous les acteurs ruraux ?
L’ Association de Défense de la vallée de la Saune (ADVS) estime que nous sommes tous concernés par les changements climatiques en cours,(augmentation de la sécheresse suivie d’orages et tempêtes parfois très localisés dont la violence va en croissant) ; il va de la responsabilité de chacun de prévenir les problèmes d’érosion dans notre secteur, car ils peuvent causer des dégâts matériels aux jardins et aux propriétés et dans les cas les plus graves des accidents de la circulation.
Madame, Monsieur, nous vous serions donc très reconnaissants de bien vouloir, d’une part, nous donner quelques éléments de réponses à nos questions, et, d’autre part, dans le cadre de vos fonctions, sensibiliser à ce problème tous ceux qui travaillent la terre afin que nous puissions vivre et circuler en sécurité dans cette vallée de la Saune qui nous est chère.

Allons-y pour interpeller les élus sur
les enjeux de l’agriculture biologique dans notre région.