Samedi 12 décembre 2009, le chef de file UMP-Majorité présidentielle pour les élections régionales en Midi-Pyrénées, Brigitte Barèges, s’est
ainsi exprimée.
« En période de crise économique, il faut au contraire mettre en place un véritable plan de relance régional qui doit prévoir la création de
voies de liaison et de transport indispensables par la route, comme le Grand contournement autoroutier
de Toulouse, ou le rail, avec la ligne TGV. Le plan de relance régional doit aussi prévoir la création de bassins d’emploi associant industrie et recherche autour
des deux grands pôles majeurs que sont l’aéronautique et l’agriculture. Enfin, il est temps de mettre en place une vraie
politique de l’énergie hydraulique, en lançant la construction du barrage de Charlas. Nous devons par ailleurs apporter un soutien massif au développement de l’énergie solaire et du
développement durable ainsi qu’à l’université et à la formation professionnelle. », a affirmé Brigitte Barèges.
« Il faut pour notre région de l’audace, du courage, des idées et une envie de les réaliser. Osons Midi-Pyrénées
» a-t-elle conclu.
Le président du Parti Radical et Ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, ainsi que le sénateur maire radical de Revel, Alain
Chatillon, avaient tenu à participer à l’événement par le biais d’un message d’encouragement et d’union.
Les pro-autoroutes (surtout socio-économiques) s’expriment en majorité, parfois sans trop d’arguments : « Nous voulons l’autoroute
parce que nous le voulons ! ».
Pour celui qui intervient, 4 minutes d’intervention, c’est court !
On est « condamné au silence » si on a déjà parlé d’où la nécessité de mobiliser ceux qui peuvent s’exprimer devant un public et des
caméras !
Intervention de Gudie Bertoni, ADVS (association de défense de la vallée de la Saune), à Revel le 19/11/2009
Présentation : présidente de l’ADVS, association faisant partie de LSA (Lauragais sans autoroutes)
Thème I:
L’argument d’insécurité de la RN126 pour justifier la construction d’une 2X2 voies concédée ou non ne tient pas la route.
Source : L’étude d’accidentologie de la Dréal.
p.10 : CONCERTO, la base de données de la DDEA H.-G. et Tarn constate
a) qu’il n’y a pas de risque anormalement élevé pour la RN126, les résultats sont non significatifs,
b) qu’il n’y a pas d’enjeu important en terme d’accidentologie sur l’ensemble des sections, exception faite des sections 4 , 9 , 11.
Or, la section 4 correspond à la section Cuq-Toulza : pour ce tronçon, dans le cadre de l’aménagement progressif de la RN126, une déviation
est prévue ; les sections 9 et 11 correspondent respectivement à Cambounet et Saïx-Castres, donc il s’agit d’un problème urbain (où ont eu lieu 31 accidents sur les 85 au total).
Si l’on tient compte des faits à savoir
p.5 de l’étude, la déviation de Puylaurens n’était pas encore en service lors de l’élaboration de cette étude et qu’elle devrait éviter environ
10 accidents et
p.20 de l’étude, la courbe des accidents sur l’itinéraire se situe en dessous de la courbe des accidents de France et
p.21 de l’étude, il y a baisse de l’accidentologie depuis 2002,
Il nous semble qu’un aménagement raisonné et raisonnable des zones d’accumulation d’accidents devrait être suffisant pour sécuriser la RN126.
Cela nous parait bien mieux qu’une 2X2 voies concédée ou non.
Thème II :
Alternatives à l’automobile- Autobus
P.57 du Dossier du Débat Public, il est spécifié qu’aucune amélioration significative des transports par autocar n’est prévue à l’horizon
2025 et le trafic restera marginal. Il n’est donc pas pris en compte dans la modélisation.
Mon commentaire : Evidemment, si on ne veut rien faire, pour des raisons x ou y, rien n’évoluera.
P.15 dans une des études, on apprend qu’il existe un Plan de Déplacement d’Entreprises dans l’entreprise Fabre. Ce PDE existe pour un
déplacement en bus dans un rayon de 10 km.
C’est une très bonne chose et on applaudit des deux mains. Alors, pourquoi ne pas étendre ce concept pour des déplacements entre Toulouse, donc
le Cancéropole, et Castres dont parlait un des intervenants ?
…
Et là, les 4 minutes étaient écoulés ! Je n’ai pas pu ajouter : « Ceci évitera des déplacements individuels en voiture fatigants
et polluants et profitera non seulement aux individus, mais aussi à la cohésion au sein de l’entreprise.
Ce concept serait vraiment innovant et respectueux du développement durable, éviterait l’impact toujours négatif d’une autoroute – et
pourrait, pourquoi pas, entraîner d’autres entreprises du secteur privé ou public, à imiter cet exemple.
L'ADVS s'adresse aux responsables de la voirie et aux élus. (mairies de -Caraman, Tarabel, Sègreville, Maureville, Caragoudes, Cambiac, Lauzerville,
Préserville, Sainte-Foy d'Aigrefeuille, Quint-Fonsegrives ; aux instances du Conseil Général suivant : Secteur Routier Villefranche de Lauragais, Conseillers Agricoles Bouisset et Bruno (pour
Caraman) et Berthier (conseillère pour Caraman/Lanta) ainsi qu'à la Communauté des communes Coeur Lauragais.
Aux responsables de la voirie
Aux Maires des communes concernées
Aux agriculteurs et à tous ceux qui travaillent la terre
Madame, Monsieur,
Consécutivement à un grand orage le 8 octobre 2009 au soir, nous avons constaté les effets de l’érosion dans la vallée de la Saune, et ce n’est malheureusement pas la première fois, notamment une
grande coulée de boue au niveau du croisement des routes D 18 et D 11 dans la commune de Caragoudes
Cette coulée, gênant fortement la circulation, est actuellement en voie de résorption, les services techniques de la voirie y travaillent depuis plusieurs jours. Pour l’instant, ne restent plus
que certains fossés complètement bouchés par la boue et un mince film sur la chaussée qui, si de nouvelles pluies arrivent, risquent de transformer cet endroit de la route en patinoire.
Au croisement cité, nous constatons que, malgré un enrochement et quelques arbres conservés sur le talus, le champ au-dessus de la route, notamment dans le virage vers Caraman, a été cultivé dans
le sens de la pente jusqu’à l’extrême limite du possible sans qu’il y ait de bande enherbée ou de haie.
Nous estimons que, aujourd’hui, tous les propriétaires de terrains et les agriculteurs sont au courant des techniques propres à éviter ce genre de débordement, et ceci non seulement dans leur
propre intérêt pour empêcher l’érosion de leur terre, mais aussi dans celui du contribuable qui se voit obligé de payer pour la réparation des dégâts sur la chaussée et le curage des fossés par
la voirie.
La mise en place de deux cultures différentes sur les trop grandes longueurs de versant, de bandes enherbées et la plantation de haies et d’arbres par les agriculteurs sont des techniques
susceptibles de limiter ces phénomènes d’érosion, comme le montrent les aménagements effectués par d’autres riverains de la D18 près du lac d’Aigrefeuille ou, plus à l’intérieur des terres, au
village de Beauville.
A notre regret, l’application de ces techniques reste encore trop restreinte et les conséquences sont actuellement à nouveau visibles.
Alors, où en sommes-nous très concrètement des incitations auprès des agriculteurs pour éviter ce gâchis réitéré en appliquant des techniques de culture appropriées ?
Où en sommes nous de la gestion des talus (le propriétaire ou le contribuable via les services des collectivités locales ), de la responsabilisation de tous les acteurs ruraux ?
L’ Association de Défense de la vallée de la Saune (ADVS) estime que nous sommes tous concernés par les changements climatiques en cours,(augmentation de la sécheresse suivie d’orages et tempêtes
parfois très localisés dont la violence va en croissant) ; il va de la responsabilité de chacun de prévenir les problèmes d’érosion dans notre secteur, car ils peuvent causer des
dégâts matériels aux jardins et aux propriétés et dans les cas les plus graves des accidents de la circulation.
Madame, Monsieur, nous vous serions donc très reconnaissants de bien vouloir, d’une part, nous donner quelques éléments de réponses à nos questions, et, d’autre part, dans le cadre de vos
fonctions, sensibiliser à ce problème tous ceux qui travaillent la terre afin que nous puissions vivre et circuler en sécurité dans cette vallée de la Saune qui nous est chère.