Allons débattre Mercredi 7 avril à 20h à Toulouse :
Après la parution du compte rendu de la CPDP et du bilan de la CNDP, Lauragais sans Autoroutes, (dont fait partie l’ADVS) avec l’UPNET vous invite à
une soirée débat
au Bourg Saint- Bernard,
à la salle des fêtes,
le jeudi 8 avril à 20h30.
Nous ferons la synthèse de ces publications et exprimerons nos critiques constructives.
Nous entendons bien marquer encore une fois notre refus du projet d’une 2x2voies concédée dans la vallée du Girou et proposer des alternatives.
Nous avons besoin de vous afin de nous soutenir dans cette dernière phase avant la décision du ministre.
Avis n°118 de : Bertoni Gudie- 31460 Caragoudes - le 27/01/2010
Gudie Bertoni, Présidente de l’Association de Défense de la Vallée de la Saune, membre de Lauragais sans Autoroutes
Nous sommes -Contre toute nouvelle structure autoroutière en Lauragais -Ni rétrogrades, ni bobos, ni naïfs Depuis le début de ce débat public, en écoutant bien, il nous semble que ce projet 2x2 voies concédé ou non, est avant tout un projet de prestige, malgré tous les arguments sécuritaires, sanitaires, et même pseudo -écologiques qu’on a bien voulu nous présenter.
Or, après le Grenelle de l’Environnement, le Prestige n’est pas un argument qui serait acceptable pour la construction d’une nouvelle infrastructure autoroutière; donc contentons nous d’une amélioration raisonnée et raisonnable de la RN126. En écoutant bien, on peut entendre dans presque tous les arguments des décideurs réclamant l’autoroute le bruit d’un tiroir-caisse : on parle économie, rentabilité, efficacité, travail – et on oublie l’essentiel : la vallée du Girou ! Ce n’est pas parce qu’elle est « gratuite » et qu’elle a été depuis tout temps utilisée et modifiée parfois au détriment de sa qualité qu’il faut en faire n’importe quoi.
Comme le disent les spécialistes dans les études commandées par le Maître d’Ouvrage, il s’agit d’un couloir écologique important pour cette petite région agricole, qu’il conviendrait de prendre en considération – et d’étudier en profondeur (étude Savine p.66) car même dans les zones apparemment inintéressantes on trouve de l’intéressant, ne serait ce qu’une population, importante pour Midi-Pyrénées, de bergeronnettes printanières. « Time is money », pour les décideurs pressés. Soit. Mais ceux qui courent 11 mois dans l’année pour se payer 1 mois de vacances au bout du monde pour p .ex. admirer des orchidées exotiques, savent-ils seulement qu’en s’arrêtant une demi-heure à la saison au bord de la RN126, ils pourront observer des orchis, des ophrys, des loroglosses et d’autres orchidées bien de chez nous?
Savent-ils, ceux qui courent 11 mois de l’année pour aller observer pendant un mois des manchots dans des contrées lointaines que dans la vallée du Girou, il y a une faune riche et rare ? Des chauves souris, tritons marbrés et autres chevêches d’Athéna qui paient déjà un lourd tribut avec une simple route, telle la RN126… ?
Alors que dire d’une barrière de 6 voies au minimum ? S’il est légitime de prendre des vacances et de s’intéresser aux espèces lointaines, il faut cependant s’intéresser aussi aux espèces locales et les protéger. Mais ceux qui collent sur les étiquettes de leurs produits des appellations comme« naturel », ou même « bio », ne sont-ils pas coupés, par manque d’information, de cette nature qui les entoure comme l’est d’ailleurs une grande partie de notre société ? Le Maître d’Ouvrage dit que l’on peut remédier aux problèmes écologiques. Mais, s’il faut remédier, cela veut dire qu’on est confronté à quelque chose de malade et même pire !
La construction de la 2x2 voies et ses conséquences (construction de la voie, l’urbanisation qui s’ensuit) détruira irrémédiablement ce couloir déjà fragilisé… Une telle barrière (au minimum 6 voies avec la RN126 ou des voies de substitution à créer en plus !) ne couperait pas seulement en deux des villages, mais empêcherait aussi la circulation de la faune.
On rappelle que les plantes ne pouvant pas se déplacer par elles-mêmes seront forcément sacrifiées, une reprise hors de leur habitat originel étant plus qu’aléatoire. Les arguments du représentant de la société ARCOU pour la A19 (peut être indispensable et sans alternatives) concernant un projet nouvellement mis en service (juin 2009 ) et dont les conséquences pour la faune et la flore déplacée sont en voie d’études (pour 2010 et 5 ans après ,cf. lettre du débat public, Caraman) nous laissent sceptiques ; on ne nous a pas donné là de preuve de l’efficacité. De plus, il n’est pas sûr que le concessionnaire prenant en charge la LACT soit prêt à investir beaucoup plus, pour des raisons écologiques, pour une 2X2voies pas forcément rentable et pour laquelle il existe des alternatives. Le Maître d’ouvrage, peut-il garantir dès à présent que tout soit mis en œuvre pour que l’on ne voie plus errer des chevreuils le long de la clôture du contournement de Puylaurens ? Mais qui de ceux qui appellent de tous leurs vœux l ’autoroute, se soucient de cet aspect, puisque la vallée du Girou est gratuite ? Nous, si, qui sommes des espèces d’idéalistes écolos puisqu’il en faut, plus que jamais! Pour nous, le temps n’est pas de l’argent, le temps, c’est la vie !
Laissons vivre la vallée du Girou ! Respectons ce couloir écologique ! Une simple amélioration de la RN126 éviterait un énorme gâchis pour la nature. Et, pour certaines personnes influentes qui déplorent de ne pouvoir trouver de « pointures » pour leurs entreprises par manque d’autoroute, on peut citer une autre « pointure », celle de M. Robert Barbault, l’un des directeurs du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris : « Certains lobbies essaient de réduire l’écologie aux petits oiseaux, et de faire croire que c’est moins important que les enjeux financiers.
Or on ne peut pas dissocier l’économie de l’écologie. Cette crise est potentiellement explosive. Pour y remédier, il faut repenser le système d’impôts et de taxes dans les pays occidentaux, et instaurer un système général de « pollueur -payeur ». ( fin de citation : source : le journal 20 minutes, 12 janvier 2010). Cela sera valable aussi pour les autoroutes, leurs utilisateurs et - leurs constructeurs. Dans l’année de la biodiversité, on rappelle que nous faisons tous intrinsèquement partie de la Nature, qu’il convient donc de la protéger - et nous aussi par la même occasion.
Samedi 12 décembre 2009, le chef de file UMP-Majorité présidentielle pour les élections régionales en Midi-Pyrénées, Brigitte Barèges, s’est ainsi exprimée.
« En période de crise économique, il faut au contraire mettre en place un véritable plan de relance régional qui doit prévoir la création de voies de liaison et de transport indispensables par la route, comme le Grand contournement autoroutier de Toulouse, ou le rail, avec la ligne TGV. Le plan de relance régional doit aussi prévoir la création de bassins d’emploi associant industrie et recherche autour des deux grands pôles majeurs que sont l’aéronautique et l’agriculture. Enfin, il est temps de mettre en place une vraie politique de l’énergie hydraulique, en lançant la construction du barrage de Charlas. Nous devons par ailleurs apporter un soutien massif au développement de l’énergie solaire et du développement durable ainsi qu’à l’université et à la formation professionnelle. », a affirmé Brigitte Barèges.
« Il faut pour notre région de l’audace, du courage, des idées et une envie de les réaliser. Osons Midi-Pyrénées » a-t-elle conclu.
Le président du Parti Radical et Ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, ainsi que le sénateur maire radical de Revel, Alain Chatillon, avaient tenu à participer à l’événement par le biais d’un message d’encouragement et d’union.
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