L’Association ADVS, Association de Défense de la Vallée de la Saune, loi 1901, dont le siège social est à Caragoudes (31460), dont l’objet est la défense et la protection de l’environnement et du
cadre de vie de la vallée de la Saune et du Lauragais, ne peut rester muette au vue du Projet Grand Contournement Autoroutier de Toulouse (PGCAT).
Bien que le tracé ne soit pas fixé et qu’on soit au stade du débat public, d’ores et déjà la lecture du projet, les réunions publiques, les avis et contributions sur Internet et notamment les
desiderata de la mairie de Toulouse (capitole Info, nov. 2007) semblent pencher vers une solution Est + Sud.
Nous sommes donc très concrètement concernés ! Certains se rappelleront même un projet de « Translauragaise » de 1996.
Nous pensons que le projet présenté ne répond pas aux critères demandés : délester le périphérique actuel et participer à l’aménagement du territoire.
1) Le périphérique ne serait délesté au maximum que de 10% du trafic de transit, notamment des camions. Le vrai problème se situe au niveau de la circulation interurbaine du grand
Toulouse (entrées/sorties, péages, transports en communs). La partie ouest présentant le plus de bouchons de circulation, pourquoi choisir l’est ou l’est + sud ?
2) En ce qui concerne l’aménagement du territoire, placer le PGCAT à 35 km de Toulouse, ce n’est pas encore assez éloigné pour répondre aux aspirations des habitants de Castres,
de Mazamet ou d’Auch et participer aux « désenclavement » de ces villes.
Ce projet à péage n’engendrera pour nous, habitants du Lauragais, que des désagréments :
- Une autoroute sans accès pour les habitants des territoires traversées
- -Des bouleversements du réseau secondaire provoquant des gênes pour relier les communes entre elles
- La perte de surfaces agricoles dans un contexte tendu
- La détérioration irrémédiable des paysages encore intacts avec une grande richesse souvent méconnue en faune et flore, en patrimoine bâti et de notre cadre de vie
- Une pollution aggravée avec un flux de camions augmenté à un moment où il devient urgent de développer le ferroutage.
Un financement public destiné à l’amélioration et à la sécurisation des infrastructures existantes sans péages et accessibles à tous serait sans doute préférable à un grand contournement
autoroutier payant.
L’évolution du prix du baril ainsi que la loi sur l’air et les discussions lors du Grenelle de l’environnement ne nous semblent pas garantir ni la fiabilité des études prospectives ni la pérennité
de la structure GCAT envisagée.
Avant toute réalisation d’une nouvelle infrastructure, une concertation aussi bien institutionnelle que citoyenne plus poussée sur l’aménagement du territoire devrait être engagée.
Nous réclamons, et cherchons, des solutions réalistes pour le déplacement du milieu rural vers la ville et vice versa (extension des lignes de bus,train/tram, covoiturage, parkings élargis, etc.)
ainsi que l’application des décisions prises avant le projet GCAT.