Association de Défense de la Vallée de la Saune (ADVS)
1. Son identité
C’est une association qui a pour objet : « la défense et la protection de l’environnement et du cadre de vie de la vallée de la Saune et du Lauragais. ».
• Elle a été fondée en 1994 suite à l’agression de la vallée par un projet d’aérodrome. Elle a eu gain de cause.
Ses axes de résistances :
• Le contournement autoroutier de Toulouse qui devait déchirer le Lauragais. En lutte avec dix autres associations, ce projet a été « repoussé ». Actuellement, elle continue son
engagement contre la liaison autoroutière Castres –Toulouse.
• L’eau : ressources et pollution. Les substances phytosanitaires sont au centre des préoccupations.
2. Ses actions
Sur la thématique de l’eau :
• 29-31 mai 2008 : Participation aux « Journées Nature » impulsées par le conseil régional midi pyrénées. La manifestation « l’Eau dans tous ses Etats » a été portée conjointement
par le Club CNRS Sciences et citoyens, les 100 Talents de Tarabel, le Foyer Rural de Caragoudes et l’Association de Défense de la Vallée de la Saune. Des conférences et débats se sont succédés avec
divers acteurs (des scientifiques, professionnels) ; Des jeux et des ateliers ont été proposés aux enfants de tous âges.
• 14 octobre 2008 : L’ Association Défense de la Vallée de la Saune, le Collectif Verte Saune, l’ Association les 100 talents ont organisé une soirée d’informations sur
l’enquête publique sur le projet de gestion de l’eau dans le bassin Adour Garonne.
• 19-25 janvier 2009 : A Tarabel, les trois associations « défense de la Vallée de la Saune », « les 100 talents », « le collectif verte saune » ont proposé une exposition
pédagogique, « Préserver l’eau, protéger la vie » (de l’UMINATE) à destination de la population. Plus d’une centaine de personnes sont venues s’informer sur la problématique de l’eau et les gestes
« écocitoyens ». L’école primaire de Tarabel a pu approfondir à loisir connaissances et expériences.
• 28 février 2009 : Participation aux états généraux sur l’eau à Toulouse.
• 25-27 mars 2009 : Dans le cadre des la semaine sans pesticides, l’ADVS met en place l’exposition « Zéro pesticides » (de l’UMINATE) ainsi que des interventions de scientifiques
(médecins, toxicologues) sur le thème pesticides et santé.
3. Son bilan
L’ADVS, petite association (50 adhérents en 2008), essaie de résister dans son milieu rural aux agressions multiples dont son cadre de vie est l’objet. Les sujets sont multiples et les forces
disponibles sont modestes comme dans toutes les associations.
L’ADVS a choisi de mener des campagnes d’informations vers la population, vers les élus, vers les institutionnels des secteurs concernés : Ce sont des réunions publiques, des conférences, des
débats, des animations d’une part, et d’autre part, une intense activité administrative notamment en termes de courriers envoyés aux instances, organismes et autres institutions responsables de ces
sujets qui l’affectent.
Les résultats sont difficiles à évaluer : Sur les autoroutes, l’union avec de nombreuses autres associations a porté ses fruits. Nous remarquons qu’en se mettant sur le même terrain du
marketing politique des professionnels de la politique, de droite comme de gauche, qui sévit en ce moment, nous obtenons des résultats satisfaisants.
Mais sur les problèmes de santé liés aux substances phytosanitaires, nous sentons nos limites comme l’ont senti nos prédécesseurs avec les problèmes de l’amiante : Professionnels, syndicats,
industriels, scientifiques, consommateurs, politiques, ne sont pas ignorants concernant les dangers de ces substances. Seulement, dans la hiérarchie des peurs, la peur des pesticides n’est pas
encore à la mode. Les lobbies imposent leurs produits. Et les politiques, quels qu’ils soient, se contentent de suivre.
Savoir et faire savoir, demande beaucoup de savoir faire pour faire entrer ces débats dans l’espace médiatique. C’est bien là le rôle de nos associations.
Enfin, nos luttes ne peuvent jamais se déconnecter des contextes politiques dans lesquels elles s’insèrent : Si les codes de la communication politique sont déchiffrables aisément, et si l’on
comprend bien que l’enjeu de la communication est important pour faire basculer les représentations sociales de la population, cet aspect technique maîtrisable est insuffisant. Il ne peut cacher la
prise de conscience des conséquences catastrophiques d’une économie de marché productiviste et destructrice. La raison marchande domine la vie sociale. Et là, nous touchons les limites de
l’implication associative. Des options d’engagement politique sont à prendre pour lutter et militer. Rendez vous sur d’autres terrains.