Une aberration environnementale qui coûte cher : Les associations environnementales se mobilisent. Le journal "Libération" du 12 juillet se fait l'écho des mécontents.
"Autoroute Castres-Toulouse : la bataille politique de l'été
ÉCO-TERRE. Le Collectif RN126 opposé à la construction de l'autoroute Castres-Toulouse telle qu'annoncée le 25 juin par le ministre de l'Écologie est décidé à ne
pas laisser passer ce qu'il considère comme une énormité environnementale à la faveur des torpeurs de l'été.
Les élus Midi-Pyrénéens d'Europe Écologie ont déjà fait savoir qu'ils ne céderaient rien sur cette affaire. Il en irait même de leurs bonnes relations avec le président Martin Malvy et son parti
si les socialistes ne choisissait pas de refuser cette solution à 335 millions d'euros plus les subventions d'équilibre.
Le danger politique pour les opposants à l'autoroute vient en effet d'abord de la gauche. Les élus tarnais, PS pour l'essentiel, pouvaient avoir quelque pudeur à repousser une liaison
Castres-Toulouse par voie rapide à Toulouse qu'ils appellent de leursvœux
depuis 30 ans:
Que le Conseil Général du Tarn et son président socialiste ait fait le choix de la solution écologiste d'un aménagement de l'actuelle route nationale pour un montant de 100 millions d'euros n'est
selon eux pas la moindre des petites victoires.
Dans la bataille politique estivale qui se profile, et face au «lobby autoroutier» représenté selon les écologistes par la Chambre de Commerce de Castres-Mazamet et l'industriel Pierre Fabre, le
collectif RN126 s'emploie donc à recenser sur son site toutes les forces rangées de leur coté.
Les écologistes expliquaient déjà que l'autoroute ne ferait gagner qu'un dizaine de minutes sur cet axe comparé à une nationale aménagée telle qu'ils le souhaitent (voir Libetoulouse au 30/06/10). Pour finir de plomber le projet, le
collectif RN126 avance «qu'il y aurait seulement 2600 véhicules/jour circulant de Castres à Toulouse, au total dans les 2 sens, pour l'incroyable somme d'1/2 milliard € qu'il faudrait
maintenant trouver.»
En ces temps de rigueur, l'argument financier n'est pas la moindre des cartouches. Laquelle des deux parties, tenante ou opposante, tirera la prochaine salve ?
Selon des informations convergentes, Jean-louis Borloo donnerait son feu vert à l’autoroute concédée Castres-Toulouse. Il montre ainsi qu’il abandonne son etiquette de ministre
de l’écologie pour ne garder que celle de ministre des transports !
Cette décision, si elle se confirme, montre que le soit-disant débat public n’était bien que le simulacre que nous avions dénoncé , ne laissant le choix qu’entre une 2x2 voies
gratuite et une 2x2 voies payante, sans qu’aucun débat sur l’opportunité même puisse être retenu.
Absurde économiquement, contraire aux orientations d’aménagement du territoire, catastrophique pour l’environnement et l’agriculture (ce seront de 6 à 7 voies de béton qui
traverseront les riches terres agricoles de la vallée du Girou), cette autoroute est un déni de démocratie.
Ce projet relance le Grand Contournement de Toulouse, pourtant annulé par le même ministre.
Les associations du collectif « Lauragais sans autoroutes », s’opposeront par tous les moyens juridiques, administratifs et légaux à ce projet. Si ceux-ci ne
suffisaient pas, nous soutiendrions les autres initiatives qui pourraient être prises par les citoyens au cours de leurs mobilisations.
Didier Rod
Porte-parole du collectif « Lauragais sans autoroutes »
La construction de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV)
est aujourd’hui en projet dans le Sud-Ouest. Une de ces lignes doit relier Toulouse à Paris via Bordeaux.
Ce projet est contesté par un nombre croissant d’associations, de citoyens et d’élus qui proposent plutôt d’améliorer les voies ferrées existantes. Les enjeux environnementaux et
financiers sont colossaux : le coût total des nouvelles lignes à grande vitesse dans le grand Sud-Ouest est aujourd’hui estimé entre 15 et 20 milliards d’euros !
La LGV est-elle la solution la plus adaptée en termes d'écologie et de
progrès social ?
Nous sommes nombreux à faire des trajets entre notre domicile et les lieux de travail. Et tous, dans nos voitures, seuls au volants, nous regardons les conducteurs voisins qui,
seuls dans leur voiture, font aussi, chaque jour, la même route.
Alors jetez un coup d'oeil sur ces sites qui sont très bien faits, vous allez vous rendre compte que nous pouvons faire autrement que combiner nos "solitudes routières"...
Retrouver un transport convivial, partager des moments avec d'autres que l'on rencontre; (PLAISIR)
Retrouver un équilibre financier ; partager les frais à plusieurs. (ECONOMIE)
Enfin, moins polluer et préserver notre environnement. (ECOLOGIE)